Jomolangma ...Déesse mère du monde...

Selon la tradition et la philosophie du peuple SHERPA, Jomo signifie "dame" et langma est une abréviation de Miyolangsangma, nom de la déesse et de la montagne. Cette divinité est l’une des "cinq sœurs de longue vie" qui vivent sur différentes cimes de la frontière Sud du Tibet. Jomolangma est le nom original de l’Everest en langue Sherpa.

Un peu d'histoire...

Le 8 juin 1924, Georges MALLORY et Andrew IRVINE disparaissent dans les nuages à plus de 8500 mètres d’altitude sur l’arête Nord de l’Everest. Ils ne laisseront aucune preuve sur la réussite éventuelle de leur ascension.

Le 29 mai 1953, le sherpa Tensing NORGAY et Sir Edmund HILLARY sont officiellement les premiers hommes à atteindre le toit du monde à 8850 mètres par l’arête Sud du versant Népalais. La déesse mère des montagnes, Sagarmatha pour les Népalais ou Chomolungma pour les Tibétains, entend pour la première fois un sherpa chuchoter son nom sur son sommet.

Le 25 mai 1960, trois chinois rééditeront cet exploit par un nouvel itinéraire : l’arête nord du versant Tibétain.

Depuis, le premier sommet du monde est toujours convoité. Il a été parcouru à plusieurs reprises, grimpé sans oxygène, descendu à ski, en surf ou en parapente. Avec le temps, on pourrait croire que cette ascension s’est démocratisée. Toutefois, les difficultés liées à son altitude, ne permettent pas de la banaliser. En effet, comme tous les sommets qui ont fait l’histoire de l’alpinisme, l’Everest a son lot de tragédies.

Pour les Népalais et les Chinois, la plus haute montagne du monde représente une source de revenus non négligeable. Ainsi, pour tenter son ascension, les alpinistes doivent s’acquitter de droits d’autorisation particulièrement onéreux.

Gravir le point culminant de notre planète, reste un rêve pour la plupart des alpinistes mais pour atteindre un tel objectif, il faut faire face à de nombreuses difficultés financières, administratives et techniques.
cliquez ici pour voir l'itinéraire
 situation géographique du Népal et de la chaîne de l'Himalaya avec l'Everest


Une équipe soudée par l’amitié,  autour d’un objectif d'envergure : gravir les 8848m de "Jomolangma" par l’Arête Nord-Nord-Est

La réussite de cette expédition signerait :

une première féminine sans oxygène pour une alpiniste suisse : Alexia

Jusque-là, seules deux femmes ont foulé le sommet de l'Everest sans l'aide d’oxygène (une néo-zélandaise et une anglaise). Alexia a déjà atteint le sommet de l’Everest en 2003 par la voie historique népalaise en utilisant de l’oxygène. Aujourd’hui, elle souhaite tenter l’ascension de ce sommet mythique sans oxygène par l’Arête Nord Tibétaine.

une première ascension de l’Everest par des gendarmes français : Pascal, le chef d’expédition, et Yves, guide de haute montagne, travaillent tous les deux au Centre National d'Instruction de Ski et d'Alpinisme de la Gendarmerie à Chamonix, qui a pour vocation entre autre, de former les gendarmes spécialistes du secours en montagne. Pascal, le chef d'expédition est chargé du suivi du matériel du Centre et Yves est le commandant en second du CNISAG.

Autour d’Alexia, Pascal, et Yves, six amateurs expérimentés partagent le même rêve : Sylvie, Isabelle, Denis, Olivier, Pierre-Olivier, Philippe.

L’expérience prouve que la meilleure période se situe avant la mousson. Ainsi, nous projetons de partir le 1er avril 2007 pour une durée totale de neuf semaines.

Une expédition légère

Il est loin le temps où les expéditions himalayennes prenaient des allures de conquêtes nationales. Désormais, les motivations sont plus individuelles. Partir en Himalaya, et a fortiori, sur l’Everest, est une aventure riche de sens.
En outre, elle comporte des impacts, notamment environnementaux.

L'expédition Jomolangma s'engage à laisser le moins de traces possible sur les pentes de cette montagne sacrée, en utilisant notamment des sources d'énergie renouvelables "solaire et éolienne", pour l'alimentation électrique des 2 camps de base.

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